Aux sources du Monachisme palestinien (3)

Saint Georges de Kosiba

Un siècle plus tard, Saint Georges de Kosiba vient de Chypre : il a 18 ans et s’est enfui de sa famille pour éviter le mariage ; il retrouve son frère moine qui le mène au monastère de la Mère de Dieu dans le Wadi Kelt. Par sa douceur et son humanité auprès des autres moines il se fait aimer et trouve grâce lors de l’invasion des Perses… Alors que ceux-ci massacraient les moines, émus de pitié devant la douceur de Georges, ils lui ont remis une outre d’eau, le laissant gagner la ville de Jérusalem.

A la fin des troubles, Georges redeviendra moine au monastère qui prendra son nom, et qui existe encore aujourd’hui. C’est le seul lieu orthodoxe où l’on accueille les femmes à l’intérieur à la suite d’un miracle de guérison d’une femme ayant passé la nuit dans la sacristie.

On ne peut qu’évoquer les reclus de Gaza, Barsanuphe et Jean, qui nous ont légué toute leur correspondance, joyau du charisme de paternité spirituelle tout imprégnée de miséricordieuse tendresse et d’humanité en même temps que d’exigence pour éduquer à la liberté intérieure.

Dorothée de Gaza est célèbre par ses Enseignements spirituels qui nourrissent encore les générations de moines aujourd’hui alors que les monastères ont disparu peu après 634.