Notre travail

L’office liturgique qui imprègne toute notre journée permet à notre travail de devenir vraiment un service de la communauté et une participation au grand travail de la rédemption du monde. De 9 heures à 12 heures et l’après-midi entre 14 h 15 et 16 h 45 chacune vaque à ses emplois. Selon les possibilités, les travaux sont partagés de façon que chaque sœur puisse y exercer ses dons.

Comme dans toute famille, il y a le travail nécessaire à la vie de la maison : cuisine - pour laquelle nous bénéficions de l’aide d’une palestinienne ainsi que pour l’entretien de la maison - lingerie, draperie…
Des services sont plus spécifiques au monastère : sacristie, formation des plus jeunes, soin des soeurs âgées ou malades
D’autres occupations sont davantage tournées vers l’extérieur : permanence à la porterie et au magasin, accueil des pèlerins.


Enfin nous avons quelques travaux d’artisanat et l’atelier d’icônes. Celui-ci nous permet, après la fermeture de l’orphelinat, de continuer l’œuvre en aidant les familles à scolariser leurs enfants dans plusieurs écoles de la ville.

A cela s’ajoutent, au rythme des saisons, des travaux communautaires où toutes s’y mettent, de la plus jeune à la plus ancienne : début juin, notre jardinier cueille les abricots et, durant deux ou trois jours, nous préparons les conserves. De juillet à septembre, ce sont les raisins et mi-août, la confiture de figues. Mi-septembre, nous égrénons les grenades pour en faire du sirop que nous offrirons aux pèlerins de passage. Le grand final, ce sont les olives qui nous mobilisent les mois d’octobre et de novembre.


Pour la récolte nous sommes aidées par des communautés amies : moines de Latroun, moines et étudiants de la Dormition, bénévoles et amis du monastère. C’est aussi à Latroun que les olives sont pressées à froid ; l’huile est vendue au magasin ou sert à nos besoins.

Cette vie de travail s’enracine dans la grande tradition monastique : « …car alors ils seront vraiment moines s’ils vivent du travail de leurs mains comme nos pères et les apôtres » (Règle de saint Benoît ch 48,8).