Les oeuvres de Miséricorde

Traité des vertus

Extrait du Traité des vertus utilisé par nos sœurs au XVIIe siècle

MISERICORDE en Œuvres corporelles,

comme servir et visiter les malades par charité et dévotion

  • Sujet de méditation

Jésus converse avec les lépreux, et est presque toujours au milieu d’eux, et aussi des autres malades.

  • Pratique
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    Christ miséricordieux

Aller en temps et lieu visiter les malades, non pour se récréer soi-même, mais pour les servir en leurs nécessités plus fâcheuses à la nature, et avec un visage et paroles affables les consoler en leurs peines par quelque doux souvenir de Dieu, s’offrant à leur lire quelque livre dévot, s’il leur était agréable ; ce qui n’empêche les discours récréatifs que l’on peut licitement mêler, lesquels étant ainsi assaisonnés de dévotion, sont de meilleur goût aux malades et aux assistants.

  • Fuite du contraire

Ne pas se scandaliser, ou juger témérairement des faiblesses ou infirmités du prochain, ne pas être ennuyée des dépenses et services qu’il faut rendre dans les longues maladies ou vieillesse ; mais allègrement accepter cette occasion de servir en leur personne le pauvre et affligé Jésus, tout ulcéré de plaies, leur donnant confiance de cœur et de paroles, compatissant à leur mal.

  • Intercesseur Sainte Élisabeth de Hongrie
  • Suffrage Prier pour tous les malades, et pour leurs bienfaiteurs. (Traité des vertus utilisé par nos sœurs au XVIIe siècle)

MISERICORDE en Œuvres spirituelles,

comme consoler les affligés et prier Dieu pour eux

  • Sujet de méditation Jésus pleure en voyant pleurer Marthe, et Madeleine, et par ses larmes, obtient de son Père qu’elles soient consolées, et que leur frère Lazare soit retourné en vie.
  • Pratique Compatir à notre prochain, le croyant être en peine d’esprit, prier pour lui, nous tenant heureux de pouvoir le consoler par quelque honnête prévention de visage et de paroles, selon la Règle d’obéissance et de charité.
  • Fuite du contraire Fuir la dureté de cœur, la cruauté d’amour-propre, insensible aux peines d’autrui, pour être trop sensible à soi-même, qui pour couvrir sa dureté, et pour faire croire que la faute est plus au prochain qu’à soi-même, cherche mille prétextes pour juger qu’il a tort, et qu’il souffre avec raison, sans que lui-même ait raison d’y compatir ; mais quoiqu’il en soit, toujours nous avons tort d’être inhumains et peu soucieux du repos de notre prochain.
  • Intercesseur Sainte Catherine de Sienne
  • Suffrage Prier pout tous les affligés de tentations et de peines d’esprit.
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Sacré Coeur