Accompagnée à son jardin de repos

Une cinquantaine de personnes ont assisté le vendredi 22 juillet 2011, en la belle église toute tapissée d’icônes du monastère, à la messe d’adieu à Mère Marie Emmanuel, ancienne prieure, décédée le 20 juillet. Entourant Mère Christine Marie et la communauté des Bénédictines de Notre Dame du Calvaire, de nombreux religieux et religieuses s’étaient déplacés : communautés monastiques d’Abou Gosh et de Latroun, moniales grecques-melchites de Bethléem, Dominicains de l’Ecole Biblique… De nombreux amis et habitants du pays avaient également tenu à manifester par leur présence, leur estime et affection pour Mère Marie Emmanuel. André Brisson, son neveu, dont elle était très proche, avait voulu faire le voyage pour la revoir une dernière fois.

La cérémonie qui selon la coutume, se déroulait devant le cercueil ouvert, était présidée par le Père François Dominique Charles, O.P., assistée de six prêtres, le Père Abbé Charles d’Abou Gosh, le Père Abbé René de Latroun, le Père Bernard et un autre moine de la Dormition, le Père Thierry Vernet, jeune prêtre du diocèse de Paris, ami de la communauté.

La liturgie qui avait été choisie par la communauté était en partie celle de la fête de la Purification, en mémoire de celle de la profession monastique de la défunte dont l’homélie retrace la vocation et l’itinéraire à partir de 3 lectures : Jérémie 1, 4-10 (appel de Jérémie), Apocalypse 21, 1-5a et 6b-7 (vision de la Jérusalem nouvelle descendue du ciel) et Luc 2, 22-32 (Purification au Temple).

Après cette belle messe d’action de grâces, l’assistance a suivi le cercueil porté par Ahmad le jardinier du monastère, Hassan, notre gardien, Foad l’électricien et quelques amis, jusqu’au cimetière situé en contrebas, face à la ville de Jérusalem pour l’inhumation. Avant de bénir la tombe et le cercueil, le Père Abbé Charles a rendu un dernier hommage à Mère Marie Emmanuel. « Elle était la discrétion même et l’image de l’humilité jusqu’à l’abaissement, cette grande vertu bénédictine que nous, Bénédictins ne savons pas toujours mettre en pratique. Elle est aussi notre modèle et l’enfouissement que nous vivons aujourd’hui, c’est à l’image de toute sa vie ». Un enfouissement appelé à être fécond comme le symbolisait ce petit bouquet d’épis de blés jeté dans sa tombe par une sœur grecque melkite. (voir aussi)