L’hôpital Hadassa

La merveille de l’amitié jusqu’à l’hôpital Hadassa !

Il se vit de belles expériences dans un hôpital. Et tout particulièrement dans celui-ci. Que ce soit au niveau du personnel médical et soignant ou dans la communauté de vie du moment avec les malades, il se passe de belles choses dont on risque d’ignorer la grandeur, dans l’apparente banalité des actions qui nous sauvent.

Le contact avec les malades dans le partage de la même réalité fragile et vulnérable ouvre une autre dimension de Présence de Celui qui nous dit « Je suis avec toi ( Ex 3, 12, Gen 28, 15) ». Toucher cette Présence

- dans la gratuité du geste confortant d’un chirurgien, juste ce dont on a besoin à ce moment précis pour assumer le passage à vide de l’instant ;

- dans l’attention soutenue d’une infirmière, là, toute prête à faire face à une quelconque défaillance, devinant avec une délicatesse incroyable les besoins que le malade peut attendre ;

  • dans l’unité, la coordination de tout un service polarisé par un objectif : le confort, le soin du malade, de jour et de nuit : à telle enseigne les lampes de poche petites comme un crayon utilisées la nuit pour ne pas réveiller les malades tout en surveillant si tout va bien.
  • Même la Sécurité a sa place… qui le croirait ? « Tu comptes beaucoup à mes yeux, Tu as du prix et je t’aime »(Isaïe 43,4) .

A l’Hôpital, juifs, chrétiens, musulmans, chacun selon le charme de sa culture, nous vivons la solidarité humaine. Qui que nous soyons nous accueillons le réconfort des gestes qui nous aide à nous mettre debout !

Et nous donnons ce que nous pouvons : patience, sourire, entraide toute simple… Des liens se tissent. « Mon Dieu a été ma force »Isaïe 49, 5 .

Une chaîne d’amitié nous entoure, nous ne le savons pas ; elle se découvre jour après jour : les visites des familles et amis du côté musulman, cela n’arrête pas ! Et il faut accepter les friandises offertes. Du côté juif, il y a tout de suite les questions, sans fin et la relation profonde se creuse. Pour les chrétiens une connivence s’établit, secrète, non exprimée, devinée. L’individualisme n’a pas sa place ; le silence non plus d’ailleurs…

Que de reconnaissance ! Que de mercis à répandre. Malheur à nous si nous considérons comme un dû tant d’humanité à notre service dans l’exercice d’une profession sublime. « Dieu est là et je ne le savais pas (Gen.28, 16) » !